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5月26日的旧闻了,futura-sciences的,原文链接见后
原文及译文:
Gravity Probe B, un test de la relativité d'Einstein en sursisPar Laurent Sacco, Futura-SciencesC’est la déception dans la communauté des physiciens explorant le domaine de la gravitation relativiste expérimentale. Confrontée à des difficultés inattendues pour extraire des expériences placées à bord de Gravity Probe B un signal clair en faveur de l’effet Lense-Thirring, la Nasa envisage de ne plus financer la poursuite de ce travail après septembre 2008.
Lancée en 2004 afin de vérifier deux prédictions fort anciennes de la théorie de la relativité d’Einstein, l’effet de Sitter et l’effet Lense-Thirring (LS), la sonde Gravity Probe B (GPB) risque de ne pas pouvoir achever sa mission. Le premier effet a été mis en évidence par les chercheurs l’année dernière mais le second, beaucoup plus faible, résiste encore. Les chercheurs ont en effet réalisé qu’ils avaient sous-estimé les causes de bruits dans leur dispositif expérimental.
D’après les calculs de Lense et Thirring, un gyroscope placé à côté d’un corps céleste en rotation doit voir son axe effectuer un mouvement de précession. L’effet est si faible que même dans le cas de la Terre, il a fallu faire appel à des sphères de quartz presque parfaites, recouvertes de niobium supraconductreur.
重力探测卫星B,献给爱因斯坦相对论的迟到的证据
Laurent Sacco 报道
在相对论引力的范畴内工作的实验物理学家共同体甚为失望。重力探测卫星B上做了若干实验,而当人们想从中抽离出Lense-Thirring效应的信号时,却遇到了预料之外的困难,因而NASA打算在2008年9月之后不再给予财政支持。
重力探测卫星B(GPB)在2004年被发射上天,打算验证爱因斯坦相对论的两个重要而古老的预测,即Sitter效应和Lense-Thirring效应。然而GPB现在面临不能完成任务的危机。研究人员在去年证实了第一个效应的存在,然而相对微弱很多的第二个效应却迟迟不露面。事实上,研究人员意识到,他们低估了实验装置里的讯号噪声源。
根据Lense和Thirring的计算,在一个旋转星体旁放置的陀螺仪会产生转轴进动现象。这个效应非常微弱,以至于对于地球这个重力源,人们还要求助于一个几近完美的石英球体,周围用铌元素的超导材料包围。
Pour assurer la précision nécessaire, l'expérience doit être conduite à 2,3 kelvins. Les instruments sont donc plongés dans un réservoir contenant 2.441 litres d'hélium liquide, qui, à cette température, se présente à l'état superfluide. © Nasa
Malheureusement, à des perturbations inattendues provoquées par les éruptions solaires s’ajoutent des couples là aussi non prévus rendant plus difficile et surtout plus longue l’extraction d’un signal indiscutablement relativiste. Après de multiples dates, c’est maintenant pour 2010 que les membres de GPB annoncent la possible mise en évidence de l’effet LT.
C’est trop pour la dizaine d’experts de la Nasa qui, confrontés à des coupes budgétaires, considèrent que l’argent initialement prévu pour GPB après septembre sera plus efficacement dépensé pour d’autres projets comme Swift et Chandra.
为了保证必要的精确性,实验要在2.3K温度下进行。因而实验仪器都浸在2.441升处于超流状态的液氦内。NASA
不幸地,太阳耀斑引起了预料之外的干扰,在实验仪器上形成了一对干扰力矩,导致从中抽取确凿的相对论证据的过程更加困难,需时也更长。GPB研究人员公布了若干日期后,现在确认为2010年才可以得出LT效应存在的确凿证据。
对NASA的十几个专家来说,这个要求确实太过分了。在遭遇政府的减少预算一举后,专家们认为,本来在9月后用于GPB的美元还是用于其它项目比较值,比如SWIFT(雨燕)gamma射线暴天文台和Chandra(钱德拉)X射线天文台。 -
WMap提示我们:宇宙可能是环状的 - [译作]
futura-sciences 新闻,原文链接见后
原文和译文:
L'Univers pourrait être en forme de tore selon WMapPar Laurent Sacco, Futura-SciencesL’Univers est-il de taille finie et en forme de tore ? C’est en tout cas ce que semble autoriser les données concernant le rayonnement de fond diffus fournies par WMap 3, d’après un groupe de chercheurs allemands. Une telle possibilité avait déjà été explorée par un groupe de chercheurs français autour de Jean-Pierre Luminet.
Frank Steiner est à la tête d’un groupe de recherche à Ulm en Allemagne, là où Albert Einstein, le père de la théorie de la relativité, était né il y a plus d’un siècle. Une nouvelle révolution dans notre vision du cosmos sera-t-elle à nouveau originaire de cette ville ?
Comme l’ont fait récemment Jean-Pierre Luminet et ses collègues, le groupe de chercheurs de Ulm a calculé la forme du spectre des fluctuations de température du rayonnement fossile dans un Univers de taille finie et à la topologie multiplement connexe. A la différence des chercheurs français qui se sont basés sur un Univers à courbure positive, le dodécaèdre de Poincaré, Steiner et son équipe ont utilisé le modèle d’Univers chiffonné le plus simple à imaginer : un tore à trois dimensions. Bien que difficilement visualisable, l’objet n’est que la généralisation à 3 dimensions d’une forme simple, celle du pneu (voir la dernière image en bas de l'article).
Sa courbure est nulle, ce qui veut dire que les théorèmes de la géométrie euclidienne y sont toujours valables. En revanche, comme le modèle de Poincaré 3D, il autorise l’apparition de cercles de corrélations dans le rayonnement fossile ainsi que la multiplication d’images fantômes des galaxies faisant croire que le cosmos est infini.
WMap提示我们:宇宙可能是环状的
Laurent Sacco 报道
宇宙是有限大并且呈环状的吗?根据一组德国研究小组声称,WMap 3(Wilkinson Microwave Anisotropy Probe)观测宇宙深处的辐射所得来的数据看起来确实支持这一点。这个可能性曾经被法国著名物理学家Jean-Pierre Luminet及其研究小组所涉足。
Frank Steiner现在是德国Ulm(乌尔姆)的一个研究小组的头儿。Ulm在一百多年前就出过相对论之父爱因斯坦这种大人物。在同一个城市里,是不是有另一个颠覆我们宇宙观的革命正在悄悄抬头?
正如Jean-Pierre Luminet及其同时最近所做的那样,Ulm的研究小组计算了一个有限大小、拓扑上多连通的宇宙中最“古老”的辐射温度的空间涨落的分布谱的形式。法国研究小组的计算基于“宇宙具有正的曲率”这一假设和“庞加莱的正十二面体”假设,而与此不同,Steiner与其合作者基于另一种弯曲宇宙模型,可以想象成是轮胎那样的环状。实际情况很难展示出来,不过可以认为是三维内一个轮胎形状在更高维的拓展。
这样一种模型中的宇宙的曲率为零,也就是说欧几里德几何的那些公式定理仍然有效。然而,和庞加莱3D模型类似,这种模型也预言了宇宙间“化石”级别的古老辐射中出现有相关性的圆,也预言了多重“幽灵”星系像的出现(让人以为宇宙是无穷大的)。
La variance cosmique est liée au spectre des fluctuations de température du rayonnement fossile. On voit un déficit de grandes longueurs d'ondes à gauche par rapport aux prédictions en trait rouge du modèle LambdaCDM. Crédit : Nasa
Surprise ! Comme dans les travaux récents de Jean-Pierre Luminet, les calculs collent précisément avec les observations de WMap 3. L’absence de grandes longueurs d’onde dans la variance cosmique se retrouve à nouveau naturellement et s’explique comme une limite à la taille des fluctuations de température dans le rayonnement fossile, imposée par un univers clos, donc fini. Le modèle LambdaCDM avec un univers infini échoue toujours, rappelons-le, à retrouver ce déficit en longueurs d'onde (voir la courbe ci-dessous).
A l’appui de leur théorie, les cosmologistes allemands font remarquer que dans le cadre de la cosmologie quantique, et comme l’avait déjà souligné Andrei Linde, l’un des pères de la théorie de l’Inflation, la "naissance" d’un univers en forme de tore est bien plus probable que celle d’un Univers fini sphérique ou au contraire plat mais infini. Il est vrai que la cosmologie quantique introduite dans les années 1960 par John Wheeler doit encore faire ses preuves et n’est pour le moment qu’une spéculation séduisante de théoriciens mais cela donne à penser.
Dans le cadre de celle-ci, le début de l’univers peut être compris comme la transition quantique par effet tunnel entre un état physique dominé par la gravitation quantique, et où ni l’espace ni le temps n’ont leurs propriétés normales (voire cessent d’exister si ce n’est sous une forme virtuelle avec un temps imaginaire) et un état classique avec notre géométrie spatio-temporelle habituelle. L’apparition d’une géométrie compacte et plate semble alors plus probable, comme Linde l’a soutenu dans ses travaux de cosmologie quantique.
Dans quelques années, les données du satellite Planck aideront peut-être à y voir plus clair. En attendant, les théoriciens continueront à jouer les démiurges en inventant sur ordinateurs et sur le papier de nouveaux univers..
图中的宇宙级变量与化石辐射温度的涨落谱有关。图的左端可以看到长波部分的观测数据相比LambdaCMD模型的预测(红线)要少。版权:NASA
意外发现!根据Jean-Pierre Luminet的最近工作,计算结果和WMap 3的观测结果精确吻合。长波亏损很自然地重新出现在计算结果里,被解释成化石辐射温度的涨落幅度的一个极限,正好是一个封闭(也即有限)的宇宙模型所预言的特征。无穷宇宙的LambdaCDM模型总是给不出长波亏损的解释。(见上图)
基于他们的理论,德国宇宙学家们注意到,在量子宇宙学范畴内,宇宙的诞生成环状的可能性比成为球状有限宇宙或者平面无穷宇宙的可能性都要大。暴涨理论的创立者之一Andrei Linde也早已重点强调过这点。诚然,牛人John Wheeler在20世纪60年代导出的量子宇宙学还有待实证,暂时还只是理论家的一个诱人的推理成果,但确实值得考虑。
在此前提下,宇宙的开端可以被理解成在两个物理状态中间,由量子隧道效应导致的量子暂态。一个是量子引力为主导的状态,时间和空间都不具有普通的性质(甚至并不存在,如果不考虑成虚数时间下的一种虚拟形式);另一个是经典的时空几何状态。Linde在他的量子宇宙学的研究中始终坚持认为,形成紧致而平坦的几何结构显得更为可能。
几年后,Plank卫星的观测数据可能有助于我们看得更清楚。等待期间,理论家们还可以继续在电脑模拟或者纸面计算中担当不同宇宙的造物主的角色…… -
视频:会爬墙的机器人 - [译作]
Futura-sciences 新闻,原文链接见后
原文和译文:
En vidéo : le robot qui grimpe sur les mursPar Jean-Luc Goudet, Futura-SciencesPlaqué contre une surface verticale, qu'elle soit en bois, en verre ou en briques, ce petit robot à deux pattes y reste accroché et peut filer vers le haut à près de 1 km/h. Contrairement à d'autres modèles imitant le gecko, celui-là utilise la force électrostatique.
Il faut le voir pour le croire. Cette curieuse machine de forme rectangulaire, longue de 25 centimètres et épaisse d'environ trois centimètres, reste collée au mur comme si elle était munie d'une ventouse. Mais ses deux pattes arrière, mobiles et évoquant celles de l'araignée, poussent l'engin vers le haut, qui semble défier la pesanteur. La vidéo mise en ligne par ses créateurs le montre grimpant sur un mur intérieur mais ce robot peut aussi s'attaquer à une paroi en bois, une vitre ou un mur de briques. Il vient de s'exhiber à Pasadena, devant les participants réunis pour l'édition 2008 de l'International Conference on Robotics and Automation, organisée par l'IEEE, vaste association d'industriels de l'électronique.
Ce robot, qui n'a pas reçu de nom de baptême, a été conçu par l'équipe de Harsha Prahlad, chez SRI International, un institut de recherche privé situé à Menlo Park, en Californie. Il existe déjà des engins de ce genre qui reprennent la méthode utilisée par le gecko, ce petit lézard qui courent sur les murs et même les plafonds. Son secret réside dans les poils microscopiques recouvrant ses pattes et générant des forces de Van der Waals, une interaction électrique s'exerçant à très faible distance, entre atomes voisins.
Un être humain marchera-t-il bientôt sur les murs ?
Celui de Harsha Prahlad, lui, utilise une force électrostatique. Ce principe, appelé électro-adhésion, consiste à générer de minuscules champs électrostatiques entre des petites électrodes incluses dans une surface souple. Entre chaque couple d'électrodes (souples elles aussi), l'une positive et l'autre négative, apparaît une force d'attraction.
Le principe fonctionne sur n'importe quelle surface, même non conductrice et même si elle est recouverte de poussière, qui gêne beaucoup les appareils imitant le gecko. Un autre avantage, expliquent les chercheurs de SRI, est que l'adhésion peut être déclenchée et suspendue rapidement, par simple commutation électrique, en moins de 50 millisecondes.
Généré par une batterie, le champ électrostatique nécessaire consomme 20 microwatts pour environ cent grammes (1 newton) de poids soulevé. Le robot grimpeur génère ainsi une force d'adhésion de 0,5 à 1,5 newton. La vitesse atteint 25 centimètres par seconde (la longueur du robot), soit 0,9 kilomètre à l'heure. En moins de trente secondes, cet alpiniste miniature sera parvenu au troisième étage d'un immeuble.
Les chercheurs envisagent toutes sortes d'applications, pour l'inspection de bâtiments, à des fins militaires ou civiles, pour leur entretien ou pour des travaux sur un chantier. Il faudra encore quelques améliorations, par exemple le rendre autonome. Une autre voie de recherche est l'augmentation du poids transporté. A long terme, l'espoir est de porter un humain...
视频:会爬墙的机器人
Jean-Luc Goudet 报道
这是一个可以紧贴在物体垂直表面的双爪机器人,可以是木表面,也可以是玻璃或者砖头。小机器人还可以以近1km/h的速度向上爬升。和其它模仿壁虎的机器模型不同,这种机器人使用的是静电力。
眼见为实,这种长方形的小机器长25cm,厚3cm,紧紧地粘在墙上,就像是用真空吸盘粘紧的。但是其一对后腿还可以像蜘蛛一样把它往上推。文章后面的视频展示了发明者让它沿着建筑内墙向上爬的情景,但这小东西还可以对付木墙、玻璃窗或者砖墙。在Pasadena的2008年International Conference on Robotics and Automation上,这小机器人刚刚露了一手。
这种还没被正式命名的小机器人最早是在加利福利亚Menlo Park一个名为国际SRI的私人研究所里被Harsha Prahlad的研究小组发明的。在此之前已经有若干模仿壁虎的类似玩意儿,它们的共同点都是利用爪子上的微观毛发来充分利用范德华尔兹力,一种原子间的近距离电相互作用。
人类即将走上墙?
Harsha Prahlad的设计使用的则是静电力。被称为电力依附的方法主要原理是在一个柔软的表面放置若干微小电极,形成局部的微型静电场。在每对一正一负的电极间形成所需的吸引力。
这种作用原理对不同种类的墙面都奏效,无论是否导电,甚至是铺了一层灰尘的表面(壁虎型的对此甚为恼火)。另一个优点,SRI的研究人员解释道,就是电力依附可以通过电子通讯很快地启动和暂停,起效在40毫秒以内。
只需电池启动,每支持100g(1牛的升力)平均只需20豪瓦的电力。一个爬墙机器人大概产生0.5到1.5牛的依附力,爬升速度则达到25cm/s,即0.9km/h。在30秒内这精巧的登山者就可以爬上3层楼的高度。
研究人员想出了各种实际应用方向,譬如建筑物侦查(军方或者企业)。不过现在还需若干改进,比如使其更加自动化。另一个研究方向则是如何提高爬升负重。一个长期的目标则是把它装在一个人的身上……视频[youtube]:http://www.youtube.com/v/kMgO9pn9fcQ
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地幔中的天然核反应堆? - [译作]
Futura-science新闻,原文链接见后
原文及译文:
Un réacteur nucléaire naturel dans le manteau terrestre ?Par Laurent Sacco, Futura-SciencesIl y a quelques années, Marvin Herndon avait créé la polémique en proposant l’existence d’un réacteur nucléaire naturel dans le noyau de la Terre. Celui-ci devait alimenter en énergie la dynamo à l’origine du champ magnétique terrestre. Deux chercheurs proposent aujourd’hui l’existence d’un tel réacteur à la base du manteau.
L’idée d’un réacteur nucléaire d’origine non humaine fonctionnant à l’intérieur de la Terre peut sembler absurde. Pourtant, elle ne l’est pas... Il existe en effet une preuve indiscutable que le phénomène est possible. Dans la mine d’uranium d’Oklo, en République Gabonaise, ont été retrouvés les résidus d’une réaction de fission nucléaire auto-entretenue s’étant déroulée dans la roche il y a environ 1,7 milliard d’années.
La découverte date de juin 1972, lorsque l'on a constaté qu’une partie du minerai était anormalement pauvre en 235U. Il fallut rapidement se rendre à l’évidence, comme le montrèrent les analyses ultérieures : pendant plus de 400.000 ans une série de petits réacteurs nucléaires naturels avaient spontanément démarré puis fonctionné pendant de longues périodes. Originellement dispersé dans du grès, de l’uranium 235 s’était retrouvé rassemblé dans certaines zones jusqu’à atteindre la concentration nécessaire au démarrage de la fission. La présence de circulation d’eau avait servi de modérateur et permis aux réactions en chaîne de se produire lentement mais de façon stable.
D'Oklo à l'intérieur de la Terre en passant par Jupiter
En 1992, le chimiste nucléaire Marvin Herndon avait proposé l’existence d’un réacteur nucléaire naturel semblable à ceux d’Oklo à l’intérieur de Jupiter et d’autres planètes géantes. On sait en effet que ces planètes sont plus actives qu’on ne le pensait et qu’elles rayonnent plus d’énergie qu’elles n’en reçoivent du Soleil. Il n’est pas sûr que la simple contraction gravitationnelle selon le mécanisme de Kelvin-Helmoltz, jointe à des processus de changement de phase, comme la condensation de l’hélium, soient à l’origine d’un dégagement suffisant d’énergie pour expliquer les observations.
Herndon avait ensuite étendu ses idées au cas de la Terre en imaginant que l’énergie animant les courants de convection dans le noyau n’était pas due uniquement à la cristallisation lente et continue de la graine. La plupart des géophysiciens et des géochimistes sont restés sceptiques, car il est difficile de croire que le noyau ait pu s’enrichir suffisamment en éléments radioactifs. En effet, selon la composition minéralogique et les conditions physiques, certains éléments peuvent ou non se retrouver associés dans une roche.
Une variante de cette idée vient d’être relancée par le physicien Rob de Meijer de l’University of the Western Cape, Cape Town (Afrique du Sud) et par le géochimiste Wim van Westrenen de la Free University of Amsterdam. Ce ne serait pas dans le noyau mais dans certaines zones à la base du manteau, juste au-dessus de l’interface noyau-manteau, que de l’uranium pourrait s’être accumulé pour former des réacteurs nucléaires naturels.
Les deux chercheurs s’appuient sur une découverte récente de Maud Boyet et Richard Carlson selon laquelle le manteau de la Terre s’est différencié plus rapidement que ce que l’on croyait. Basée sur la comparaison des abondances de 142Nd, un isotope du néodyme, dans les roches terrestres et les chondrites, cette percée dans l’histoire de la Terre primitive implique justement qu’à la frontière noyau-manteau devrait se trouver un réservoir riche en uranium, thorium et potassium, des éléments radioactifs à longue durée de vie dégageant de la chaleur.
Selon De Meijer et van Westrenen, l’uranium pourraient facilement s’accumuler dans la perovskite riche en calcium que l’on trouve à la base du manteau. La concentration à atteindre pour obtenir une réaction en chaîne est encore 20 fois plus importante que ce qui semble possible dans ce silicate mais, selon eux, l’écart n’est pas suffisamment grand pour exclure que le phénomène puisse s’y produire. Les réacteurs nucléaires du manteau, s'ils existent, pourraient même fonctionner comme des surgénérateurs et produire du plutonium. En outre, les produits des réactions contiendraient de l’hélium et du xénon, ce qui pourrait expliquer des anomalies constatées dans les laves remontant en surface au niveau des points chauds.
Comment savoir si cette théorie plutôt spéculative est exacte ? Peut-être grâce aux détecteurs géants de neutrinos. Ces derniers en cartographiant un jour les zones d’émissions d’antineutrinos à l’intérieur de la Terre pourraient en effet permettre de localiser des régions où les réactions de désintégrations radioactives produisant ces particules sont particulièrement importantes.
地幔中的天然核反应堆?
Laurent Sacco 报导
若干年前,Marvin Herndon提出过地核可能有核反应堆的想法,激起一番论战。这种核反应堆可以作为地球活动的能源,同时也能解释地球磁场的来由。今天,两位研究人员提出地幔中也可能有这么一个核反应堆。
乍看起来,地内非人工核反应堆的想法极度荒唐。然而并非如此……实际上一个无可争议的证据指出了它的可能性。在加蓬共和国的Oklo铀矿里,人们发现了自发核裂变反应的残留物,估计是在17亿年前。
这项发现要追溯到1972年的六月,当时人们注意到一部分矿石的235U含量异常的少。证据面前无可争辩,正如其后的分析指出:在不止40万年的期间,一系列小的天然核反应自发启动,还运作了很久。原本在粗陶土中分散开来的铀235在某些区域相对浓度较大,甚至达到了引发裂变的所需浓度。水循环成为了反应减速剂,使得反应可以很慢但稳定地发生。
地球和木星内部的Oklo
1992年,核化学家Marvin Herndon提出在木星或其它巨行星内部可能存在类Oklo核反应堆的想法。人们很早就知道,这些行星的活动比我们所认为的要剧烈,它们辐射出来的能量比从太阳处收到的要多。现在还不清楚,Kelvin-Helmoltz重力收缩机制和相变过程(如氦的凝华)能否解释我们所观测到的能量释放。
Herndon往地球身上拓展了他的猜想,想像地球核心的对流的能量来源并非仅仅是地核持续而缓慢的结晶化过程。大部分地球物理学家和地球化学家对此持怀疑态度,因为很难相信地核可以有充足的放射性元素。事实上,根据实际矿物成分和物理环境,某些元素必然,某些元素不可能,在一块矿石上共生。
南非开普敦西开普大学的物理学家Rob de Meijer和阿姆斯特丹自由大学的地球化学家Wim van Westrenen共同提出了上述想法的一个变体。与其说铀元素在地核内聚集并形成天然核反应堆,他们认为在地幔底部的某些区域,也仅仅在地核-地幔交界上方。
两位研究人员的想法基于Maud Boyet和Richard Carlson的一个新近发现:地幔的不均质现象的幅度比我们所认为的要大。基于对钕元素的同位素142Nd在地球岩石和在球粒陨石中丰度的差异,我们可以管窥到原始地球的历史,恰恰指出在地核-地幔交界处很应该保存着丰富的铀、钍和钾(?)等长半衰期的放射性元素,从而不断放出热量。
据De Meijer和van Westrenen说,在地幔底部富钙的钙钛矿中,铀可以很容易聚集起来。要引发链式反应的所需浓度仍然是硅酸盐中可以包含的量的20倍,但他们认为这一差距还不足以完全排除这种自发现象的可能性。如果这些地幔中的核反应堆真的存在,它们甚至可以生成钚,成为增殖反应堆。此外,反应产物还包括氦和氙,从而解释在到达地面的岩浆中观察到的热点异常。
如何知道这看起来较为思辨的理论是否如实呢?或许可以借助于大型中微子探测装置。这些装置每天绘制出地球内部的反中微子发射区域,也就可以确定到底在哪些区域,放射性裂变反应特别活跃,放出较多粒子。 -
来自Futura-science
下面是原文和译文:
SN2008D, l'étoile qui a explosé sous les yeux des astronomes !Par Jean Etienne, Futura-SciencesL'événement est historique. Par pur hasard, les astronomes viennent d’accomplir un de leurs plus vieux rêves en observant, pour la toute première fois, une supernova en train d’exploser. SN2008D est déjà une star...
Ce 9 janvier 2008, Alicia Soderbers, de l’université de Carnegie-Princeton et membre de l’équipe du télescope spatial Hubble, étudie avec Edo Berger des images transmises par le télescope spatial Swift, de la Nasa, travaillant notamment dans le domaine X. Ils s'intéressent à SN 2007uy, une supernova de la galaxie spirale NGC 2770 située à 90 millions d’années-lumière dans la constellation du Lynx. A 9 h 33 TU (temps universel), une lueur rouge apparaît sur l'écran. Les astronomes pensent d'abord au reste d’une supernova ayant explosé un mois plus tôt.
Cette émission de rayons X dure environ cinq minutes ! Elle provient de la même galaxie mais d’un endroit différent. L’excellente maniabilité du télescope Swift permet alors de l’orienter sur l’endroit précisément repéré, sur une étoile, maintenant cataloguée SN 2008D. Alicia Soderbers et son équipe viennent d’être les premiers témoins de l’histoire à apercevoir une étoile en train de se transformer en supernova !
Un phénomène jamais observé
La portée de l’événement est considérable. Jusqu’ici, toutes les supernovae avaient été mises en évidence longtemps après leur explosion, lorsque leur luminosité attire le regard et l’attention des observateurs par leur éclat, qui peut égaler celui d’une galaxie tout entière. Mais jamais le phénomène lui-même n’avait pu être observé.
Dans une étoile, les forces de gravitation et la pression du rayonnement provenant de son cœur s’équilibrent constamment, garantissant sa stabilité. Mais lorsque son carburant s’épuise, le rayonnement devient insuffisant pour maintenir cet équilibre, la gravitation l’emporte et l’astre s’effondre violemment sur lui-même en un processus extrêmement rapide, qui ne dure que quelques millisecondes. Il se forme alors un objet ultradense nommé étoile à neutrons, voire un trou noir si la masse est suffisante.
Ce processus provoque la dislocation des couches externes de l’étoile qui n’ont pu immédiatement s’intégrer à l’étoile à neutrons et l’apparition de violentes ondes de choc qui dispersent les gaz dans l’espace environnant, formant ce que l’on appalle un rémanent de supernova (la nébuleuse de Crabe ou des Dentelles du Cygne en sont des exemples).
Depuis plus de quarante ans, les astronomes pensaient que cette violente dislocation, ou "déblocage", provoquait aussi une brève mais puissante émission de rayonnement X. Mais ils n’avaient jamais pu observer le signal, qui précède l’émission lumineuse.
Les astronomes réalisent leur rêve
Le 9 janvier dernier, Alicia Soderbers et son collègue Edo Berger ont eu cette chance et ne l'ont pas laissé passer. Alicia Soderbers a immédiatement déclenché une vaste campagne d’observation internationale. Les meilleurs télescopes du monde ont été mobilisés pour l'occasion : le télescope spatial Hubble, l’observatoire spatial en rayons X Chandra, le VLA (Very Large Array) au Nouveau-Mexique, le télescope North Gemini et le Keck 1 à Hawaï, les télescopes de 6 mètres, le Schmidt de 1,50 mètre du Mont Palomar en Californie et le 3,5 mètres d’Apache Point Observatory au Nouveau-Mexique.
Dans une communication publiée le 22 mai 2008 dans Nature, Alicia Soderbers ainsi que 38 collaborateurs démontrent que le processus d’émission en rayonnement X et sa nature sont exactement conformes aux modèles établis, ce qui prouve sans la moindre ambiguïté qu’ils ont réellement observé les prémices de la supernova.
L’observation de cette explosion ainsi que le suivi de son évolution permettront aux astrophysiciens de mieux cerner les processus mis en jeu lors de ce type de phénomène. SN 2008D a été classée dans la catégorie Ibc, de loin la plus répandue et la plus typique. Nul doute qu'elle sera l'objet de toutes les attentions dans les prochains mois et même les prochaines années...
Légende des images ci-dessous :
A gauche : 7 janvier 2008, la galaxie spirale NGC2770 et de la supernova SN2007uy vues en lumière visible (haut) et rayonnement X (bas).
A droite : 9 janvier 2008, SN 2008D entre en scène (haut, en lumière visible et UV) et occulte le reste de la galaxie par son éclat en rayonnement X (bas).SN2008D,在天文学家眼皮底下爆发的恒星
Jean Etienne 报导
此事必定载入史册。天文学家们在一个绝对偶然的情况下圆了一个由来已久的梦:完完全全第一次,看到了一颗正在爆发的超新星。SN2008D此时变成了一个明星(star,而非法语étoile)……2008年1月9日,Carnegie-Princeton大学的Alicia Soderbers、哈勃望远镜研究小组成员,以及Edo Berger一同研究NASA的X射线空间望远镜SWIFT发回来的图像。最初他们感兴趣的是SN 2007uy,天猫座中离我们九千万光年的漩涡星系NGC 2770的一颗超新星(遗迹)。世界标准时UTC 9点33分时,屏幕上出现了一抹红色的闪光。天文学家们开头以为是一个月前爆发的一颗超新星遗迹。
这次X射线暴持续了约5分钟!虽然是同一个星系,却不是那处遗迹。SWIFT卓越的可操纵性能立刻使它可以精确指向那一点,一颗现在命名为SN 2008D的恒星。Alicia Soderbers和他的研究小组意识到这是一颗正在变成超新星的恒星,因而成为这段历史中最早的目击者。
从未见过的现象
这次事件的意义的不同凡响的。在此之前,所有的超新星都是在爆发后很久,亮度足够引人注目时(甚至和整整一个星系一样亮的时候)才被注意到的。但是超新星爆发现象本身从未能够被观测到。在一颗恒星内部,重力和内部辐射压力相平衡,从而达到稳定。但当其燃料用罄时,辐射不足以维持平衡了,重力占上风,继而星体向里迅速坍塌。在仅仅几毫秒内,便形成了一个超密的星体,称为中子星,甚至当质量足够大时将形成黑洞。
星体外层反而赶不上坍塌,而被中子星形成时放出的猛烈的冲击波推开、冲散,从而在这一过程中被解体,形成了超新星遗迹。(例如蟹状星云和天鹅座面纱星云)
自四十年前,天文学家们一直认为这一猛烈的解体过程会放出短暂而强烈的X射线暴。虽然是超新星可见光波段爆发的前兆,他们也一直没能够观测到这种信号。
天文学家一朝梦圆
1月9日,Alicia Soderbers和同事Edo Berger终于等到了这个机会,并没有把它白白放走。Alicia Soderbers立即发动了国际性的联合观测。全世界最优秀的天文望远镜都调动起来,指向同一方向:包括哈勃空间望远镜,钱德拉X射线空间天文台,新墨西哥的VLA(甚长基线列阵),夏威夷的北双子望远镜和凯克1号望远镜,若干六米望远镜,加利福利亚的帕洛马1.5米施密特镜,新墨西哥的阿帕奇山顶天文台的3.5米镜。(译注:前所未有的巨猛烈阵容!!!)在《自然》2008年5月22日的一篇通讯上,Alicia Soderbers及38名合作者说明了X射线暴及其性质都精确符合现有超新星爆发模型,毫不含糊地证明了他们的确观测到了超新星爆发的前奏。
这次爆发的观测及其后续跟进都让天体物理学家们更好地为这一现象相关过程勾画出清晰的轮廓。SN 2008D被分进Ibc超新星一类,宇宙间分布的最广泛、也最典型的一类。无需怀疑,它将是下个月甚至下一年所有关注的中心……
图注:
左:2008年1月7日,漩涡星系NGC2770及超新星SN2007uy,可见光波段(上)及X射线波段(下)
右:2008年1月9日,超新星2008D隆重登场(可见光及紫外波段,上)并在X射线波段上盖过整个星系(下)